Dans les prochains jours, le Sénat examinera une proposition de loi instituant un « droit à l’aide à
mourir ». Ce débat engage notre société dans ce qu’elle a de plus intime et de plus grave : la
manière dont elle accompagne ses membres les plus vulnérables jusqu’au terme de leur vie.
Nous, évêques de France, voulons redire notre profond respect pour les personnes confrontées
à la fin de vie, à la maladie grave ou incurable, à la souffrance et à la peur de dépendre des autres.
L’Église a une longue expérience d’accompagnement des malades ou des personnes en situation
de handicap, des aidants, des soignants, des aumôniers d’hôpitaux ou d’Ehpad, et nous
entendons l’angoisse de celles et ceux qui redoutent la douleur, la solitude ou la perte de
maîtrise. Nous rencontrons directement cette angoisse, quand des personnes proches, des
membres de nos familles, des fidèles de nos diocèses, y sont confrontés et nous la partagent.
Ces peurs sont réelles. Elles appellent des réponses humaines, fraternelles, médicales et
sociales à la hauteur.
